Exemples

Vous trouverez ci-dessous plusieurs exemples de recherches avec une description des possibilités de sélection, puis des analyses et des interprétations plus détaillées.

Observatoire de la demande

L'exemple qui suit concerne la charge locative. Il apparaît que la charge locative est plus faible pour les ménages qui occupent leur logement depuis longtemps que pour les autres. Un écart important entre les valeurs des locataires de longue durée et celles des personnes à la recherche d'un logement signifie que les loyers ont augmenté plus fortement que les revenus des ménages dans la région concernée.

Cette évaluation peut ensuite encore être affinée en fonction du type de logement, du type de marché, du type de ménage ou encore de la classe de revenu (voir figure ci-dessous). Dans cet exemple, le graphique présente les résultats de la recherche concernant la surface par habitant des ménages d'une personne. On constate que la surface habitable des personnes à la recherche d'un nouveau logement est inférieure d'environ 10 mètres carrés par rapport à celle des locataires de longue durée. Il est également possible de combiner différents critères, par exemple les ménages d'une personne à bas revenu dans les marchés dynamiques.

Chiffres clés relatifs au parc de logements en location

L'observatoire de la demande fournit les chiffres pour les divers indicateurs en fonction de la catégorie de ménages (ménages ayant obtenu un nouveau logement, ménages dont la demande est en cours, ménages occupant leur logement depuis plus de 3 ans, ménages occupant leur logement depuis moins de 3 ans). À côté de cela, les indicateurs donnent également des possibilités supplémentaires d'analyse du parc de logements locatifs en adaptant de manière flexible les caractéristiques selon lesquelles les chiffres clés doivent être filtrés (axe Y dans les figures). L'exemple ci-dessous porte sur le loyer brut par mètre carré des logements de 2,5 à 4 pièces occupés depuis moins de 3 ans par une personne seule. L'indicateur est filtré en fonction du type de marché, de sorte à permettre la comparaison directe entre les différents types de marché (tendu, détendu, dynamique et statique). Il apparaît que la médiane du prix au mètre carré est d'environ 250 francs par an dans un marché tendu, et donc bien plus élevée que dans un marché détendu, où elle se situe juste en dessus de 200 francs par an.

Ci-dessous, nous vous présentons de manière plus détaillée différentes possibilités d'analyse.

Exemples et interprétations détaillés

Les chiffres clés relatifs à la demande et au parc de logements locatifs actuel sont présentés selon différents indicateurs et cohortes. Ce chapitre présente un exemple de descriptions et d'interprétations détaillées des informations présentées.

La carte de la Suisse ci-dessous présente la distribution spatiale des différents types de marché (détendu, tendu, dynamique ou statique) pour toutes les tailles de logement. Les nuances de couleur reflètent le degré avec lequel se manifeste la caractéristique du type de marché (plus la couleur est foncée, plus la caractéristique est marquée). La région de Porrentruy (78) figure en bleu foncé, ce qui signifie que le marché y est détendu, avec des durées d'annonce de plus de 33 jours et un taux de l'offre supérieur à 4,5 %. À l'inverse, le marché de la ville-centre de Zurich est tendu (orange foncé).

Il est possible d'obtenir une image de la situation des marchés régionaux pour la taille de logement sélectionnée en haut à gauche.

À partir de la sélection effectuée, les régions ayant un type de marché identique sont regroupées et leur parc de logements est décrit au moyen d'indicateurs représentatifs de différentes cohortes. Le graphique ci-dessous montre l'indicateur « charge locative » représenté en pour cent selon les classes de revenu. Les possibilités de sélection sur le côté gauche du graphique permettent de filtrer plus précisément les cohortes. L'exemple donne un aperçu de la situation dans les régions dynamiques pour l'ensemble des logements occupés depuis longtemps par des couples sans distinction de classe de revenu. Pour mémoire, ne sont pris en considération que les revenus des ménages habitant dans des immeubles locatifs ou en PPE, la classe de revenu (bas, moyen, élevé, chaque classe représentant un tiers du total) étant déterminée de manière spécifique pour chaque région. Les montants déterminants pour chaque classe de revenu varient selon les régions, comme on peut le voir dans l'onglet « Classes de revenu régionales » (voir tout en bas).

Dans l'exemple, la médiane (ligne noire verticale dans la boîte) pour la charge locative de la première cohorte du tableau (ménages à bas revenu) s'établit à 28 %, ce qui signifie que cette charge locative est inférieure pour 50 % des ménages de cette classe de revenu, et supérieure pour les autres 50 %. La boîte dans laquelle figure la médiane représente la moitié de la classe de revenu, entre les 1er et le 3e quartiles. La limite à gauche correspond au 1er quartile, ce qui signifie que 25 % des ménages à bas revenu supportent une charge locative inférieure à cette valeur (environ 23 % dans l'exemple). La limite à droite, à 44 %, représente le 3e quartile, ce qui signifie que 75 % des ménages à bas revenu supportent une charge locative inférieure à cette valeur. À l'inverse, la charge locative de 25 % des ménages de cette classe de revenu est supérieure à la valeur du 3e quartile. Les lignes noires horizontales s'étirent du 10e percentile au 90e percentile. Le 10e percentile indique la valeur en dessous de laquelle se situe la charge locative de 10 % des ménages. Par conséquent, la charge locative de 10 % de la cohorte considérée, à savoir les ménages à bas revenu, est inférieure ou égale à 17 %.

Le graphique présente la charge locative pour chaque classe de revenu ainsi que pour l'ensemble des ménages.

Si la définition de la cohorte au moyen des possibilités de sélection dans la partie gauche aboutit à un échantillon qui ne permet pas une estimation statistique fiable, l'indicateur ne s'affiche pas dans le graphique.

Il apparaît, à la lecture de l'exemple, que les ménages formés de couples à bas revenu occupant depuis longtemps leur logement dans des régions au marché dynamique supportent statistiquement une charge locative plus élevée que ceux des classes de revenu moyen ou élevé. Afin d'affiner l'évaluation, il convient de prendre en considération des indicateurs supplémentaires, par exemple pour déterminer si la charge locative des ménages à bas revenu n'est plus élevée que pour des logements de taille comparable ou si elle l'est également pour des logements nettement plus petits. Le graphique suivant révèle que bien qu'ils supportent une charge locative plus élevée, les couples à bas revenu disposent d'une surface statistiquement plus petite.

Si maintenant l'on considère le loyer brut par mètre carré (graphique suivant), il apparaît que les couples à bas revenu occupent des logements statistiquement moins chers. Ce n'est qu'à la suite de la lecture combinée de ces indicateurs que l'on pourra conclure que les couples à bas revenu supportent une charge locative nettement plus élevée sans occuper pour autant des logements plus grands.

La figure ci-dessous présente les classes de revenu des régions ayant un marché dynamique. La boîte verte est délimitée par le tercile inférieur (1er tercile) et le tercile supérieur (2e tercile), qui divisent les revenus de la région considérée en trois classes de taille égale. On voit ainsi que, dans la région nyonnaise, le revenu brut est inférieur à 85 000 francs par année (rentes comprises) pour le tiers des ménages composant la classe des ménages à bas revenu. La boîte verte représente la classe des ménages à revenu moyen, entre 85 000 francs (1er tercile) et 150 000 francs (2e tercile). Le dernier tiers des ménages nyonnais, qui forment la classe des ménages à revenu élevé, disposent d'un revenu supérieur à 150 000 francs.

La ligne blanche au milieu de boîte indique la médiane : dans la région concernée, 50 % des ménages disposent d'un revenu inférieur à cette valeur, et 50 % d'un revenu supérieur. Par conséquent, dans la région de Nyon, 50 % des ménages ont un revenu inférieur à 114 000 francs, et dans la région de Sierre, la médiane se situe à 82 000 francs.